Tout mon respect à ceux qui ont permis aux hommes de poser le pied sur la lune.
Toute mon admiration à ceux qui œuvrent maintenant pour nous faire atterrir !

Bruno aphorismes
Earth Rise, Apollo 8, 24 Septembre 1969

Le 21 juillet 1969, des centaines de millions de personnes regardent en mondovision l’astronaute Neil Armstrong poser le premier pas sur la lune. Cette première excursion sur le plus vieux satellite de la Terre a une symbolique forte qui dépasse l’exploit technologique et humain. Elle représente deux aspirations contradictoires du vivant: expansion et protection. 

EXPANSION
Six mois plus tôt, le 24 décembre 1968 à la veille de Noël, l’astronaute de la Nasa William Anders prenait en photo la première photo de la Terre prise depuis la lune baptisée plus tard « levé de Terre ». A environ trois cents mille kilomètres de distance, elle apparaît minuscule. La Terre n’est tout à coup plus un territoire vierge à découvrir et explorer. Il est un système fragile, fermé, magnifique mais solitaire. Plus encore il est un système presque entièrement habité par l’espèce humaine. Ses limites sont visibles et seule l’hostilité froide du système solaire et de la galaxie qui nous entoure nous est proposée comme possible habitable. Pourtant un rêve vieux comme Icare germe dans l’esprit des technophiles: il existe peut être quelque part dans ce vaste monde sans frontière qu’est l’Univers un lieu pour nous accueillir. La Terre n’était qu’un point de départ, place à l’expansion sans limites et le développement incommensurable de nos capacités! L’Univers est en expansion, suivons avec espoir cette voie vers l’immortalité!


La sentez-vous, cette douce chaleur caresser votre dos? « Jusqu’ici tout va bien »1 se rassure-t-on. Pourtant la cire fond aussi vite que les glaciers. A 0,9 degrés de la catastrophe nous disent les experts du GIEC, bientôt sans prévenir nos ailes vont se détacher.

PROTECTION
Un autre rêve germe dans le cœur de philosophes – vous savez, ces personnes qui aiment la sagesse; peut-être êtes vous l’une d’elles? Celui d’une vie en harmonie avec le vivant, dans laquelle la technique serait pensée pour servir plutôt qu’asservir. Ce n’est pas une douce utopie dont je vous parle mais ce qui semble être la seule alternative viable et vivable. Accepter de mourir pour mieux vivre, accepter la catastrophe pour embrasser le renouveau, et concentrer toute son énergie dans cette tâche; voilà un projet courageux et ambitieux.


N’oublions pas, « l’important n’est pas la chute, c’est l’atterissage »1 

1: Hubert dans La Haine, réalisé par Mathieu Kasovitz

Catégories : Coin philo

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